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Cas vécu : les algues moutarde qui revenaient tous les 15 jours

Mis à jour le 2026-06-12 · CliniPool

En bref
  • Situation : algues moutarde traitées trois fois… revenues trois fois, à 15 jours d'intervalle, au même endroit.
  • Les deux premiers traitements ont échoué pour les raisons classiques : choc sous-dosé, puis matériel non désinfecté.
  • Le coupable final : le robot — et son filtre jamais traité, qui réensemençait le bassin à chaque passage.
  • Règle d'or anti-moutarde : traiter le bassin ET tout ce qui touche l'eau, robot compris.

Première apparition : un dépôt jaune-beige sur la marche d’escalier côté ombre, fin juin. Un coup de balai, un peu de chlore en plus — disparu. Quinze jours plus tard : retour. Même endroit, même poussière de moutarde qui s’envole en nuage au passage du balai. Traitement plus sérieux cette fois. Quinze jours plus tard : re-retour. Quand un problème de piscine revient avec la régularité d’un abonnement, ce n’est plus de la malchance — c’est qu’un maillon du traitement est défaillant. Voici l’enquête, échec par échec.

Échec n°1 : le choc qui n’en était pas un

Le premier vrai traitement a été un choc classique, dosé « comme pour une eau verte ». Erreur de calibre : l’algue moutarde tolère les concentrations qui tuent les algues vertes. Un choc standard la fait pâlir et reculer — elle se réinstalle dès que le taux redescend. C’est sa signature, et la raison pour laquelle l’app a un protocole moutarde distinct : une chloration nettement renforcée, calculée sur le volume, et maintenue assez longtemps. Leçon un : contre la moutarde, la demi-mesure est un abonnement à la récidive.

Échec n°2 : le bassin traité, le matériel oublié

Deuxième passage, cette fois au bon calibre, plan de l’app suivi… sauf une étape, jugée accessoire : la désinfection du matériel. Quinze jours plus tard, le dépôt jaune réapparaissait. L’algue moutarde a un super-pouvoir : elle s’accroche à tout — balai, épuisette, tuyau, maillots. Traiter le bassin sans traiter ce qui le touche, c’est désinfecter une pièce en gardant les chaussures sales. Leçon deux : l’étape « accessoire » du plan ne l’était pas — aucune ne l’est.

L’enquête finale : le passager clandestin

Troisième traitement : calibre complet, matériel trempé dans le bassin pendant la chloration renforcée, maillots en machine. Et pourtant, l’inquiétude : qu’est-ce qui avait survécu deux fois ? La réponse dormait dans le local technique : le robot — et surtout sa cassette de filtration, nettoyée à l’eau claire après chaque cycle, jamais désinfectée. Un réservoir d’algues parfait : humide, sombre, et relâché dans le bassin à chaque passage, en brassant les zones mortes au sol.

Cette fois : cassette trempée dans une solution chlorée, coque et brosses traitées, séchage complet au soleil — pendant que le bassin recevait son protocole. Résultat : plus aucune récidive depuis. Le « mystère » des quinze jours, c’était simplement le rythme des passages du robot.

Ce que ce cas enseigne

L’algue moutarde ne se « traite » pas, elle s’éradique — et l’éradication est une affaire de méthode complète : concentration suffisante, durée suffisante, et tout ce qui touche l’eau, robot et recoins compris. C’est exactement ce que déroule le plan moutarde de l’app : chaque étape dans l’ordre, aucune jugée accessoire, doses calculées sur ton bassin. Et si malgré tout ça revient encore, l’app fait l’enquête avec toi : stabilisant trop haut, matériel oublié — la liste des suspects est courte quand le protocole est carré.

Questions fréquentes

Pourquoi les algues moutarde reviennent-elles toujours ?

Deux causes dominent : un traitement à concentration insuffisante (elles tolèrent les taux de chlore standards) et la recontamination par le matériel — balai, épuisette, robot, maillots. Tant que le réservoir survit quelque part, le bassin se réensemence.

Comment désinfecter un robot de piscine ?

Filtre/cassette sortis et trempés dans une solution chlorée, coque et brosses rincées à l'eau fortement chlorée (ou passées dans le bassin pendant la chloration renforcée), puis séchage complet au soleil. Le filtre du robot est la cachette n°1.

Comment être sûr que c'est de l'algue moutarde et pas du pollen ou du sable ?

Le test du balai : l'algue moutarde s'envole en nuage jaune au passage et se redépose au même endroit en quelques heures. Le pollen flotte plutôt en surface, le sable ne se disperse pas en nuage.

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